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Le Mouvement 44
De l'idée fondatrice à l'organisation citoyenne
Comment une réflexion constitutionnelle est devenue un projet politique,
puis une méthode de mobilisation populaire.
Le Mouvement 44 n'est pas né d'un simple slogan. Il est l'aboutissement d'une évolution qui
s'étend sur plusieurs années : d'abord une réflexion sur la souveraineté populaire, ensuite la
création d'un véhicule politique, puis la construction d'outils institutionnels et, finalement,
la recherche d'une façon simple de rassembler les citoyens qui ne se reconnaissent plus dans la
politique traditionnelle.
Son idée centrale tient en une phrase :
Le peuple ne devrait pas perdre sa voix le lendemain d'une élection.
Cette phrase résume le passage que propose le Mouvement 44 : quitter une démocratie où le citoyen
choisit périodiquement ses dirigeants pour aller vers une démocratie où il peut aussi s'informer,
proposer, délibérer, décider et vérifier ce qui a été accompli.
Le 44 représente donc moins une catégorie électorale qu'une force citoyenne encore dispersée. Il
réunit symboliquement les abstentionnistes, les électeurs déçus, les indécis et toutes les
personnes qui souhaitent participer aux décisions au lieu de seulement choisir qui décidera pour
elles.
Ce mouvement est propulsé par Démocratie Directe, mais sa portée se veut plus large que
l'organisation partisane elle-même. Il ne demande pas à tous de partager les mêmes opinions. Il
propose un terrain commun : rendre aux citoyens un pouvoir réel et permanent sur les décisions
publiques.
Une précision essentielle
Que signifie vraiment le nombre 44?
Le nombre 44 doit être présenté avec rigueur.
Il ne correspond pas, à lui seul, au taux officiel d'abstention lors de l'élection générale
québécoise de 2022. Élections Québec établit le taux de participation à 66,15 %; l'abstention
représentait donc 33,85 % des électrices et électeurs
inscrits.
[1]
Le 44 est plutôt un symbole de ralliement élargi. Il désigne une force potentielle composée de
plusieurs réalités qui ne doivent pas être additionnées artificiellement comme si elles formaient
une statistique officielle :
- les personnes qui se sont abstenues;
- les électeurs qui ont voté sans conviction ou par défaut;
- ceux qui se disent déçus du parti qu'ils avaient appuyé;
- les citoyens indécis ou politiquement orphelins;
- les personnes qui votent encore, mais refusent que leur pouvoir s'arrête au bulletin de vote;
- les citoyens de gauche, de droite, du centre ou sans étiquette qui souhaitent davantage de contrôle démocratique.
Cette distinction protège la crédibilité du mouvement. Le 44 ne doit pas être présenté comme une
preuve mathématique ni comme une prédiction de résultat électoral. C'est un nom politique, un
signal de reconnaissance et une invitation à transformer une insatisfaction diffuse en
participation organisée.
Les grandes étapes de l'évolution
La première racine documentée remonte au 18 mai 2019, date indiquée comme le début de la rédaction
de la Constitution provisoire du Québec. Ce travail ne commence pas par une campagne électorale
classique. Il commence par une question institutionnelle : qui détient réellement le pouvoir
politique?
Le document propose une réponse claire : le pouvoir appartient au peuple, tandis que les personnes
élues n'en exercent qu'une délégation. Cette distinction devient la base du projet.
Plusieurs notions structurantes sont alors définies
- la souveraineté, comme capacité d'agir sans restriction;
- la délégation, qui permet de confier un pouvoir sans en perdre la propriété;
- l'imputabilité, qui oblige à répondre de ses actes et décisions;
- le mandat impératif, qui lie l'action du mandataire à des obligations déterminées;
- la subsidiarité, qui maintient la décision au niveau le plus près possible des personnes concernées;
- le plébiscite, conçu comme une consultation populaire dont le résultat est exécutoire.
À ce stade, le projet est principalement juridique, philosophique et constitutionnel. Sa force
réside dans sa cohérence : il ne cherche pas seulement à remplacer un gouvernement par un autre,
mais à modifier la relation entre les citoyens, les élus et les institutions.
Cette phase pose la fondation intellectuelle du futur Mouvement 44. Elle affirme déjà ce qui
deviendra son message essentiel : administrer le pouvoir ne signifie pas posséder le
pouvoir.
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2021
De la réflexion au projet collectif
Le préambule historique de la Constitution provisoire indique qu'en 2021, un groupe s'est réuni
pour former un parti politique et permettre au peuple du Québec de se doter de sa propre
constitution démocratique.
Ce moment marque une première transformation importante. L'idée cesse d'être uniquement un texte ou
une théorie. Elle cherche un moyen légal et politique d'entrer dans la vie publique.
Le choix de former un parti crée cependant un paradoxe assumé : utiliser un outil du système
représentatif pour transférer une partie du pouvoir détenu par les partis vers les citoyens.
Démocratie Directe ne se définit donc pas comme un parti conventionnel qui demanderait un mandat
général pour appliquer seul son programme. Il se présente comme un véhicule de transition chargé
d'ouvrir un processus constituant et d'installer des mécanismes permanents de participation
populaire.
Cette distinction deviendra fondamentale pour le Mouvement 44. Son objectif n'est pas de fabriquer
une nouvelle clientèle électorale fidèle à une direction. Il cherche à développer une population
capable d'exercer et de surveiller son propre pouvoir.
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2022
L'entrée dans la réalité électorale
Démocratie Directe est autorisé comme parti politique provincial par Élections Québec le
15 mai 2022.[2]
Cette autorisation transforme le projet en entité politique reconnue, assujettie aux règles
québécoises en matière de financement, de dépenses, de publicité et de reddition de comptes.
Le parti présente ensuite Jean-Charles Cléroux dans Iberville lors de l'élection générale du
3 octobre 2022. Le résultat est modeste — 81 voix, soit 0,24 % dans la circonscription — mais il
constitue un passage concret de la théorie au bulletin de
vote.[3]
Une autre candidature est présentée à l'élection partielle de Saint-Henri-Sainte-Anne, le
13 mars 2023.[4]
Ces premières présences ne représentent pas encore une percée électorale. Leur importance
historique est différente : elles prouvent que le projet a franchi le seuil entre la réflexion
citoyenne et l'action politique officielle.
L'expérience met aussi en évidence un défi majeur. Une architecture constitutionnelle peut être
cohérente sans être immédiatement compréhensible pour le grand public. Pour rejoindre les
abstentionnistes et les citoyens désabusés, il faut expliquer non seulement le système proposé,
mais surtout ce qu'il changerait dans leur vie.
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2024-2025
La formalisation de la mission
Les Statuts et Règlements de Démocratie Directe sont révisés par le Conseil exécutif le
21 novembre 2024, puis adoptés à l'unanimité en assemblée générale extraordinaire le
13 avril 2025.
La mission y est formulée autour de trois éléments
- instaurer une démocratie où le peuple exerce directement sa souveraineté;
- utiliser un cadre constitutionnel transitoire pour permettre un changement ordonné et pacifique;
- confier la rédaction de la nouvelle constitution à une Assemblée constituante citoyenne tirée au sort.
Les statuts organisent également les responsabilités du Conseil exécutif, les droits des membres,
la sélection des candidatures, le traitement des plaintes et les mécanismes internes de décision.
Cette étape est déterminante : une idée qui veut rendre le pouvoir au peuple doit elle-même se
soumettre à des règles connues. La cohérence du projet dépend autant de son discours public que de
sa propre gouvernance.
Le futur Mouvement 44 hérite de cette exigence : il ne peut pas seulement réclamer la transparence
des autres. Il doit démontrer sa propre capacité à documenter ses décisions, encadrer ses
responsables et corriger ses erreurs.
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2026
La vision devient un ensemble de mécanismes
Le Manuel de Démocratie Directe 2026 accomplit une nouvelle transition. Il part d'un diagnostic —
concentration du pouvoir, manque de transparence, déconnexion entre élus et électeurs,
abstentionnisme — et le relie à des solutions institutionnelles.
Le manuel présente six grands mandats
- créer un cadre constitutionnel de transition;
- remplacer l'allégeance au pouvoir établi par un engagement envers le peuple souverain;
- créer des comités citoyens pour réduire la centralisation;
- renforcer l'imputabilité et la dépolitisation de fonctions clés;
- mettre en place une plateforme de cyberdémocratie;
- permettre le référendum d'initiative citoyenne.
La proposition d'Assemblée constituante précise davantage la mécanique envisagée : sélection
citoyenne par tirage au sort, formation des constituants, consultations publiques, assemblées
locales, ateliers thématiques, plateforme numérique, rédaction indépendante et ratification finale
par plébiscite.
Ces documents demeurent des propositions politiques et des documents de travail; ils ne sont
pas des lois actuellement en vigueur.
Leur importance dans l'évolution du mouvement est toutefois majeure. Ils donnent une architecture
à la promesse de souveraineté populaire.
Le projet ne dit plus seulement : « le peuple devrait décider ». Il commence à répondre aux
questions suivantes :
- à quel niveau la décision devrait-elle être prise?
- comment les citoyens seraient-ils informés?
- comment les propositions seraient-elles débattues?
- comment le résultat serait-il établi?
- qui serait responsable de l'exécution?
- comment la population pourrait-elle vérifier les résultats?
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Traduction
De la théorie constitutionnelle au langage citoyen
Le document de travail stratégique décrit justement le moment charnière vécu par les mouvements
émergents.
La première phase est celle de la réflexion fondatrice : développer la vision, les
concepts et la cohérence intellectuelle.
La deuxième est celle de la traduction politique : simplifier le message, partir
des problèmes vécus et montrer ce qui changera concrètement pour les citoyens.
Le Mouvement 44 naît précisément à l'intersection de ces deux phases.
Au lieu de commencer la discussion publique par les expressions « loi organique », « pouvoir
constituant » ou « subsidiarité », il commence par une expérience connue de millions de personnes :
« J'ai voté, mais je n'ai plus eu de pouvoir sur les décisions pendant quatre ans. »
Cette reformulation ne remplace pas les documents fondateurs. Elle leur donne une porte d'entrée.
Le message devient plus simple :
Démocratie Directe ne veut pas décider à votre place. Elle veut vous redonner les moyens de
participer aux décisions.
L'évolution du vocabulaire illustre elle aussi cette recherche d'accessibilité. Les documents
antérieurs parlent de « Constitution provisoire », tandis que les communications plus récentes
emploient « Constitution fondatrice ». La fonction politique décrite reste celle d'un cadre de
transition vers une Assemblée constituante citoyenne. Pour préserver la clarté, les documents
officiels et les communications publiques devront cependant harmoniser cette terminologie.
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Été 2026
Le changement d'échelle
L'année 2026 ne marque pas seulement un approfondissement doctrinal. Elle correspond aussi à une
professionnalisation de l'organisation.
Les documents transmis montrent le développement de plusieurs outils
- un manuel public;
- des questions-réponses destinées aux candidats;
- un guide d'entrevue;
- des propositions de lois organiques;
- un serment d'allégeance au peuple;
- une plateforme citoyenne, ActionCitoyenne.live;
- des directives internes sur les communications, les publicités et les dépenses;
- des processus de validation, d'autorisation et de conservation des preuves.
Selon les données internes communiquées par Démocratie Directe à la fin d'août 2026, le parti
affirme avoir franchi le cap des 16 000 membres et avoir annoncé 27 candidatures ou démarches
de candidature. Ces chiffres doivent être identifiés comme des données internes tant qu'ils ne
correspondent pas encore à une liste officielle déposée et publiée par Élections Québec.
Ce changement d'échelle transforme la nature du défi. Il ne suffit plus d'avoir une idée forte. Il
faut maintenant former les candidats, coordonner les équipes locales, respecter la Loi électorale,
autoriser correctement les dépenses, protéger les renseignements personnels et assurer une
communication cohérente dans toutes les régions.
La directive interne de juillet 2026 formule un principe qui résume cette maturité nouvelle :
une communication payante, une publicité ou une dépense doit être qualifiée, autorisée et
documentée avant sa diffusion. Le message démocratique doit être porté par une pratique
responsable.
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Septembre 2026
Le Mouvement 44 prend sa forme actuelle
À l'approche de l'élection générale du 5 octobre 2026, le Mouvement 44 devient la synthèse publique
de tout ce parcours.[5]
Il rassemble quatre transformations
de la désillusion à la participation
de la plainte à la proposition
de l'isolement à l'organisation locale
du vote occasionnel au pouvoir citoyen permanent
Le mouvement cesse alors d'être uniquement un discours sur les institutions. Il devient une méthode
d'action : demander à chaque citoyen de nommer une décision qu'il souhaite reprendre, déterminer le
territoire concerné, réunir les faits, organiser une délibération, établir la volonté collective,
puis surveiller l'exécution.
Sa formule opérationnelle peut être résumée ainsi :
INFORMER
DÉBATTRE
DÉCIDER
EXÉCUTER
VÉRIFIER
Ce cycle relie directement le Mouvement 44 au développement de comités citoyens et de comités de
surveillance. Une consultation sans suivi risque de devenir un exercice symbolique. Une décision
citoyenne devient réellement politique lorsqu'une institution doit l'exécuter, expliquer ses
actions et rendre ses résultats vérifiables.
Ce que le Mouvement 44 est devenu
Un symbole de ralliement
Le 44 permet à des personnes politiquement différentes de se reconnaître dans une même
exigence démocratique, sans devoir partager un programme complet.
Une porte d'entrée
Il traduit une architecture institutionnelle complexe dans un langage lié à l'expérience
concrète : être consulté, décider et demander des comptes.
Une méthode d'organisation territoriale
Le mouvement invite les citoyens à identifier si une décision appartient au quartier, à la
municipalité, à la région ou à l'ensemble du Québec. Il applique ainsi le principe de
subsidiarité sans exiger que chacun maîtrise d'abord le vocabulaire juridique.
Un réseau de vigilance
Les comités citoyens ne doivent pas seulement formuler des demandes. Ils peuvent aussi
suivre les engagements publics à l'aide d'indicateurs simples : ce qui a été promis, voté,
dépensé, réalisé et expliqué.
Un laboratoire démocratique
Avec les pupitres citoyens, les consultations locales et la plateforme numérique, le
Mouvement 44 peut tester des pratiques participatives avant même une réforme
constitutionnelle complète.
Ce que le Mouvement 44 ne doit pas devenir
Pour rester fidèle à sa raison d'être, le mouvement doit éviter plusieurs dérives.
Il ne doit pas devenir :
- une affirmation trompeuse selon laquelle « 44 % des Québécois se sont abstenus »;
- une récupération automatique de tous les non-votants au profit d'un parti;
- un bloc idéologique imposant une réponse identique à tous les enjeux;
- un culte du chef ou une foule dirigée d'en haut;
- une consultation décorative dont les résultats disparaissent;
- une plateforme numérique sans garanties de sécurité, d'accessibilité et d'audit;
- une structure qui réclame de l'imputabilité sans rendre elle-même des comptes;
- une campagne permanente où les règles de financement et d'autorisation seraient traitées comme secondaires.
Le Mouvement 44 ne peut convaincre qu'en démontrant la différence entre parler au nom du
peuple et créer les conditions permettant au peuple de parler par
lui-même.
La prochaine évolution
Du ralliement à la preuve
Le prochain chapitre ne se mesurera pas seulement au nombre d'abonnés, de membres ou de candidats.
Il se mesurera à la capacité du Mouvement 44 de produire des expériences démocratiques crédibles.
1. Construire une carte citoyenne du Québec
Chaque réponse devrait être classée par territoire et par enjeu : santé, logement, eau, transport,
éducation, services publics, développement régional ou coût de la vie.
2. Former des comités citoyens locaux
Un comité ne doit pas être une simple antenne de communication partisane. Il doit permettre de
documenter un problème, entendre des opinions contradictoires et formuler une proposition
compréhensible.
3. Publier les règles avant les consultations
Qui peut participer? Quelle information sera fournie? Comment les propositions seront-elles
retenues? Comment le résultat sera-t-il calculé? Que se passera-t-il après le vote? La confiance
dépend de réponses publiques à ces questions.
4. Créer un tableau de suivi
Chaque décision portée par le mouvement devrait pouvoir être suivie selon cinq états :
PROMIS
VOTÉ
DÉPENSÉ
RÉALISÉ
EXPLIQUÉ
5. Publier les désaccords, pas seulement la majorité
Une véritable intelligence collective ne cache pas les objections. Elle résume honnêtement les
arguments favorables, défavorables et les conditions proposées par les participants.
6. Protéger les participants
Les renseignements personnels, les listes de membres, les réponses aux consultations et les
coordonnées locales doivent être utilisés avec consentement, selon une finalité claire et avec des
mesures de sécurité proportionnées.
7. Rendre des comptes sur le Mouvement 44 lui-même
Le mouvement devrait publier périodiquement :
- le nombre de propositions reçues;
- leur répartition territoriale;
- les thèmes dominants;
- le nombre de comités actifs;
- les consultations tenues;
- les décisions transmises aux responsables publics;
- les résultats obtenus;
- les dépenses engagées lorsque leur publication est requise ou pertinente.
Le passage du slogan à la preuve est la condition de la prochaine croissance.
Une évolution en trois phrases
Au départ
Démocratie Directe a formulé une idée : le peuple est souverain.
Ensuite
Le parti a construit une architecture : Assemblée constituante, mandat impératif,
subsidiarité, initiatives citoyennes, transparence, comités et cyberdémocratie.
Aujourd'hui
Le Mouvement 44 cherche à transformer cette architecture en participation concrète : une
décision à reprendre, un territoire à organiser, des faits à réunir, une volonté à établir
et un résultat à surveiller.
Conclusion
Le 44 comme commencement
L'histoire du Mouvement 44 n'est pas celle d'un chiffre magique. C'est celle d'une maturation.
Une réflexion constitutionnelle commencée en 2019 a donné naissance à un projet politique. Ce
projet a obtenu une existence électorale en 2022, s'est doté de règles en 2024-2025, a développé
ses mécanismes et ses outils en 2026, puis a cherché une langue commune pour rejoindre les citoyens
désabusés sans leur demander d'adhérer à une idéologie uniforme.
Le Mouvement 44 représente aujourd'hui le passage entre deux façons de concevoir la démocratie.
Dans la première, le citoyen choisit périodiquement qui exercera le pouvoir. Dans la seconde, il
conserve des moyens permanents pour informer la décision, participer à sa formulation, se prononcer
et demander des comptes.
Le véritable test ne sera donc pas de savoir si tous les citoyens pensent pareil. Ils ne penseront
jamais tous pareil, et c'est sain. Le test sera de savoir s'ils peuvent disposer d'une méthode
commune pour traiter leurs désaccords sans être dépossédés de leur souveraineté.
Le Mouvement 44 ne doit pas être une foule que l'on dirige. Il doit devenir :
- une population qui s'informe;
- des citoyens qui se rassemblent;
- des communautés qui reprennent leurs décisions;
- des mandataires qui exécutent;
- des institutions qui rendent des comptes;
- un peuple qui s'organise.
Le 44 n'est pas la fin d'une campagne. C'est le commencement d'une pratique citoyenne du pouvoir.
Appel à participation
Pour contribuer à la première carte citoyenne du Mouvement 44, indiquez :
44 + votre région ou votre circonscription + la décision que les citoyens devraient reprendre +
pourquoi elle est importante
Exemple
44 — Drummondville — Les citoyens devraient pouvoir déterminer directement les grandes priorités
régionales, parce que les décisions prises à distance ne reflètent pas toujours les besoins du
terrain.
Vous pouvez aussi préciser si vous souhaitez être informé, participer à une discussion locale,
contribuer à un comité citoyen ou aider à documenter un enjeu.
Références
Sources officielles externes
-
Élections Québec, Résultats des élections générales du 3 octobre 2022 :
6 302 789 électrices et électeurs inscrits, 4 169 137 votes exercés et taux de participation
de 66,15 %.
-
Élections Québec, Démocratie directe — fiche du parti : autorisation et informations
officielles du parti.
-
Élections Québec, Résultats de 2022 dans Iberville : candidature de
Jean-Charles Cléroux pour Démocratie directe.
-
Élections Québec, Résultats de l'élection partielle du 13 mars 2023 : candidature de
Démocratie directe dans Saint-Henri-Sainte-Anne.
-
Élections Québec, Élections provinciales de 2026 : scrutin du 5 octobre.
Documents de Démocratie Directe consultés
- 44 — Pourquoi nous? (texte de travail sur le Mouvement 44, 1er septembre 2026).
- Constitution provisoire du Québec — CP 20260201 (début de rédaction indiqué : 18 mai 2019; dernière révision indiquée : 24 novembre 2024).
- Statuts et Règlements de Démocratie Directe V2 (révision du 21 novembre 2024; adoption du 13 avril 2025).
- Manuel de Démocratie Directe 2026.
- Loi organique sur l'Assemblée constituante (document de travail).
- Serment d'Allégeance au Peuple Souverain du Québec.
- Document de travail stratégique — Référentiel pour soutenir une collaboration constructive.
- Sujets — Questions — Réponses.
- Publications Réseaux sociaux.
- Entrevue Questions — Candidat(e) pour Démocratie Directe Québec.
- Directive interne — Communications, publicités et dépenses préélectorales et électorales (version de travail du 19 juillet 2026).
- Correspondance et guides transmis relativement aux orientations d'Élections Québec, au financement, aux communications et aux dépenses électorales.
Note éditoriale
Le présent article distingue les faits officiels publiés par Élections Québec, les données internes
communiquées par Démocratie Directe et les propositions contenues dans les documents de travail du
parti. Les projets de constitution, de lois organiques, de plateforme citoyenne et de mécanismes de
consultation décrivent une orientation politique; ils ne doivent pas être présentés comme du droit
actuellement en vigueur.