01 — La baseLe message national, approuvé
Texte arrêté
Ce texte est le seul qui engage le parti. Il peut être cité mot pour mot, dans une entrevue comme dans une publication.
Nous ne demandons aucun traitement de faveur. Nous demandons des règles publiques, objectives et appliquées de la même façon à toutes les formations. Écoutez-nous, questionnez-nous et comparez-nous. Ensuite, décidez.
Et la formule courte, pour une réponse de dix secondes :
Nous ne réclamons pas une place au débat. Nous demandons qu'on nous montre la règle.La phrase à ne jamais prononcer : « Nous avons droit au débat des chefs. » Elle est fausse, elle contredit ce que le parti publie lui-même sur son site, et un journaliste la démontera en une question. Si elle est prononcée par inadvertance, le rectifier immédiatement coûte infiniment moins cher que de la laisser passer.
02 — Votre partL'adaptation locale, de vingt à trente secondes
Le message national dit ce que nous demandons. Votre adaptation dit pourquoi, ici. Elle n'est pas un ornement : c'est la seule partie que personne d'autre ne peut produire à votre place.
- Qui vous êtes, en une phrase, et dans quelle circonscription. Votre métier, pas votre titre.
- Une donnée locale vérifiée — une seule, avec sa source. Un chiffre approximatif sur votre propre région est ce qui vous décrédibilisera le plus vite.
- Pourquoi les gens d'ici devraient pouvoir comparer, dans vos mots, sans reprendre les formulations du message national.
- Le renvoi à la page de l'opération, où se trouvent les preuves.
Vingt à trente secondes, vraiment. Une vidéo de deux minutes n'est pas dix fois plus convaincante qu'une vidéo de vingt secondes : elle est simplement regardée jusqu'à la huitième seconde, comme les autres.
03 — Le fondLa fiche des six mandats
À connaître de mémoire, dans cet ordre. Le texte complet, avec ses mécanismes et ses limites, est publié sur la page d'accueil.
- Constitution fondatrice — s'appuyer sur le cadre juridique existant pour établir une charte transitoire, et ordonner la création de l'assemblée constituante citoyenne qui écrira la première constitution du peuple du Québec.
- Allégeance au peuple souverain — chaque élu et fonctionnaire prêtera serment d'allégeance au peuple du Québec afin de protéger son bien-être et sa volonté.
- Comités citoyens — créer et soutenir des comités locaux, municipaux et régionaux, et favoriser la subsidiarité.
- Responsabilité et imputabilité — dépolitiser les postes clés et les soumettre au processus électoral.
- Plateforme de cyberdémocratie — un système hybride, transparent et sécurisé de collecte et de traitement des votes et des propositions.
- Référendum d'initiative citoyenne — inscrire dans la Constitution fondatrice le droit pour le peuple de rappeler les élus, de proposer, d'amender ou d'abroger les lois.
Pour approfondir avant une entrevue : le dossier sur l'assemblée constituante, « Un seul siège peut-il vraiment changer quelque chose ? » et la formation des candidats.
04 — La contradictionLes trois objections, et comment y répondre
Elles viendront. Les esquiver est la pire des réponses; les reconnaître en partie est presque toujours la meilleure.
« Vous n'avez aucun député et aucun appui mesuré. Pourquoi vous donnerait-on du temps d'antenne ? »
Réponse : C'est exact, et nous ne le contestons pas. Nous ne demandons pas du temps d'antenne au nom d'un résultat que nous n'avons pas. Nous demandons de connaître la règle : quels critères sont utilisés, et où sont-ils écrits. Si nous ne les remplissons pas, nous le publierons nous-mêmes dans notre tableau.
« Si on invitait tous les partis autorisés, le débat serait impraticable. »
Réponse : Nous sommes d'accord, et nous ne demandons pas cela. Une sélection est nécessaire. Notre question porte sur la manière dont elle est faite, pas sur son existence. Un critère écrit peut être strict : il reste vérifiable. Un critère implicite, non.
« C'est une manœuvre pour obtenir de la visibilité en vous posant en victime. »
Réponse : La visibilité est évidemment un bénéfice pour nous, et le nier serait malhonnête. C'est pourquoi la démarche est construite pour être vérifiable : la demande est publiée avant d'être envoyée, les réponses le seront intégralement, et le tableau d'évaluation peut conclure contre nous. Une manœuvre ne s'expose pas à cela.
Une quatrième réponse, valable partout : « Je ne sais pas, je vérifie et je vous rappelle. » Elle est toujours préférable à une réponse inventée, et elle est tenue : rappeler dans l'heure fait partie de l'engagement.
05 — Les bornesCe qui est interdit, sans exception
Règle écrite
Jamais
- Affirmer un droit au débat des chefs.
- Publier une date de débat non confirmée par son organisateur.
- Prêter une intention à un média, un journaliste ou un chef de parti.
- Attaquer une personne — adversaire, animateur, employé d'une salle de nouvelles.
- Diffuser un message identique à celui d'un autre membre ou organiser un envoi coordonné.
- Citer un chiffre sans en connaître la source et la date de mesure.
- Employer « candidat officiel » sans preuve d'Élections Québec.
- Engager une dépense au nom du parti sans autorisation préalable.
- Filmer ou publier l'image d'une personne sans consentement écrit.
Toujours
- Dire « aspirant candidat » tant que la candidature n'est pas déposée et reconnue.
- Donner la date de mesure avec chaque chiffre.
- Renvoyer aux preuves plutôt que de les résumer.
- Corriger publiquement une erreur, le jour où elle est constatée.
- Déclarer toute entrevue au registre, avant ou après.
- Reconnaître ce qui nous manque quand la question est posée.
Pourquoi cette liste est publiée. Elle permet à quiconque — y compris un journaliste, y compris un adversaire — de constater qu'une consigne a été enfreinte. C'est le but : une règle interne invérifiable ne protège personne.
06 — La traçabilitéCe qui doit être déclaré, et comment
Trois événements déclenchent une déclaration au registre. Aucun n'est facultatif, et aucun ne dépend du résultat obtenu : une démarche refusée se déclare comme une démarche acceptée.
| Événement | Délai | Contenu de la déclaration |
|---|---|---|
| Démarche vers un média | Le jour même | Date, média, interlocuteur, moyen (courriel, appel, rencontre), objet, résultat — y compris « sans réponse ». |
| Entrevue accordée | Avant si possible, sinon dans les 24 h | Média, émission, date de diffusion, sujets abordés, lien une fois la diffusion effectuée. |
| Contenu publié | Le jour même | Type, lien, date, validateur, et le cas échéant le numéro d'autorisation de dépense. |
Les déclarations sont transmises à [email protected] avec « FNE-2026 — déclaration » en objet, jusqu'à la mise en service d'un formulaire dédié. Elles sont reportées au registre FNE-2026.
07 — La conformitéCoûts, autorisation et identification
Règle écrite
En période électorale, une dépense engagée sans autorisation n'est pas une erreur administrative : c'est un manquement à la Loi électorale, et il engage le parti autant que la personne.
- Autorisation avant production. Toute production, impression, achat, commandite ou location liée à la campagne est autorisée avant d'être engagée, et reçoit un numéro d'autorisation.
- Identification du matériel. Le matériel de campagne porte les mentions exigées par la Loi électorale. En cas de doute, ne rien diffuser avant vérification.
- Sans coût, mais déclaré quand même. Une publication gratuite se déclare aussi, avec la mention « sans coût » : l'absence de dépense est elle-même une information à consigner.
- Conservation. Versions, factures, autorisations et preuves de diffusion sont archivées au dossier central de l'opération.
- Un doute se tranche avant, pas après. L'agent officiel répond à toute question de conformité; il n'existe aucune question trop petite pour lui être posée.
08 — Les personnesLe consentement des personnes filmées
Aucune image ou parole d'une personne n'est diffusée sans son consentement écrit, conservé. Le texte du consentement, prêt à imprimer ou à envoyer, est publié sur la page des vidéos citoyennes — il sert pour les citoyens comme pour les activités locales.
Le cas des mineurs et des lieux privés. Aucune image d'une personne mineure n'est diffusée. Dans un lieu privé ouvert au public — commerce, salle louée —, l'autorisation du responsable des lieux est obtenue en plus de celle des personnes filmées.