Opération Faites-nous entendre — L'autre voie

Si nous ne sommes pas invités

C'est l'hypothèse la plus probable, et elle est écrite ici avant d'être connue. Le débat des chefs n'est pas la seule porte : il en existe au moins six autres, moins coûteuses pour un diffuseur et souvent plus utiles à l'électeur. Voici ce que nous demandons alors — et ce que nous ferons de toute façon.

12 septembre 2026 7 minutes Six accès éditoriaux Démocratie Directe Québec
État au 12 septembre 2026 : aucune invitation reçue, aucun refus reçu — aucune demande n'a encore été transmise. Cette page décrit ce qui s'appliquera dans l'hypothèse d'une non-invitation. Mise à jour : 12 septembre 2026

01 — La luciditéL'hypothèse la plus probable, écrite avant d'être connue

Une formation sans député, sans résultat électoral marquant et sans mesure d'intention de vote qui la distingue ne sera vraisemblablement pas conviée à un débat des chefs. Nous le savons, nous l'écrivons, et nous ne préparons pas de réaction indignée à un événement que nous jugeons nous-mêmes probable.

Une campagne dont tout le plan repose sur une invitation qu'elle n'obtiendra probablement pas n'est pas une campagne : c'est un pari.

D'où la sixième question adressée aux diffuseurs, celle qui compte le plus pour l'électeur : si une formation n'est pas invitée, quels moyens éditoriaux permettent aux électrices et aux électeurs d'entendre sa proposition pendant la campagne ? Un diffuseur peut y répondre favorablement sans rien changer à la composition de son débat.

02 — Les solutionsSix accès qui existent en dehors du débat

Aucun de ces moyens n'est une faveur. Ce sont des formats journalistiques courants, dont le coût de production va de nul à modeste, et dont le choix appartient entièrement au média.

  1. L'entrevue. Quelques minutes avec un porte-parole, dans les conditions habituelles de l'émission — questions difficiles comprises. Nous ne demandons ni sujet convenu, ni droit de regard, ni questions transmises à l'avance.
  2. Le segment explicatif. Un reportage qui explique ce que propose une formation, sans qu'elle y prenne la parole. C'est du journalisme, pas une tribune : le média garde la main sur tout.
  3. Le contenu régional. Les stations régionales couvrent les candidatures de leur territoire. Nous en avons dans plusieurs régions, et elles sont identifiables par circonscription.
  4. Le comparatif de programmes. Un tableau ou un dossier qui met en regard les positions des formations sur quelques enjeux. Coût de production faible, utilité maximale pour l'électeur.
  5. La réponse enregistrée. Quatre-vingt-dix secondes filmées, réalisées selon le format du diffuseur et diffusées ou non à sa discrétion. Aucune contrainte d'horaire, aucune contrainte de plateau.
  6. Tout autre accès choisi par le média. C'est la formulation exacte de notre demande : nous ne prescrivons pas la forme. Un diffuseur connaît mieux que nous les formats qui conviennent à son antenne.

Ce que nous offrons en retour. Disponibilité rapide, porte-parole préparés, chiffres sourcés et datés, photographies libres de droits, aucune demande de relecture et aucune contestation publique du traitement reçu. Une formation qui réclame de l'accès doit être simple à couvrir.

03 — Le cas particulierLe comparatif de programmes

Source officielle

Le comparatif mérite une mention distincte, parce qu'il existe à son sujet une indication écrite d'Élections Québec. La directive D-31 décrit ce qui caractérise un comparatif de programmes politiques : qu'il porte sur l'ensemble des partis autorisés présentant au moins deux candidatures, et que leur représentation y soit équitable, qualitativement et quantitativement.

Ce que cette directive fait, et ne fait pas. Elle n'oblige aucun média à produire un comparatif : elle décrit les conditions dans lesquelles un comparatif n'est pas assimilé à une dépense électorale. Elle dit donc à quoi ressemble un comparatif conforme — elle ne dit pas qu'il faut en faire un. La nuance est importante et nous la maintenons partout. Texte intégral : DIR-31-VF.pdf.

L'analyse complète de cette directive, avec celles qui l'entourent (D-20 sur les assemblées publiques, D-32 sur l'intervention dans les médias), figure dans le dossier sur l'équité médiatique.

04 — Le terrainL'accès régional, souvent négligé

Une stratégie médiatique qui ne viserait que les grandes émissions nationales serait mal conçue. L'essentiel de la couverture électorale se joue aussi dans les stations régionales, les hebdomadaires locaux et les radios communautaires — où une candidature locale est un sujet légitime, indépendamment de la taille du parti.

  • Chaque personne inscrite au registre interne est rattachée à une circonscription identifiable : la grille est publique.
  • Les démarches locales suivent le même texte et les mêmes règles que les démarches nationales — voir la trousse des candidats.
  • Chaque démarche régionale est consignée au registre FNE-2026, avec sa date, son interlocuteur et son résultat, y compris lorsqu'elle n'aboutit pas.
  • Aucune donnée locale n'est publiée sans source vérifiable : une statistique régionale approximative discrédite la démarche nationale.

05 — L'autonomieCe que nous ferons seuls, sans autorisation de personne

Rien de ce qui précède ne dépend d'un diffuseur. Une formation qui n'a pas accès aux grandes antennes conserve tous les moyens qui ne demandent la permission de personne — et c'est là que se juge son sérieux.

Publier en entier

Nos propositions sont publiées intégralement, sans résumé promotionnel : les six engagements, l'assemblée constituante et les textes fondateurs sont accessibles sans inscription et sans contrepartie.

Répondre publiquement

Le rendez-vous d'après-débat permet de traiter les mêmes questions que celles posées en ondes, avec le même niveau d'exigence — et de dire ce qui n'a pas été abordé.

À cela s'ajoutent les vidéos citoyennes, qui ne sont pas une production du parti mais des prises de parole individuelles, et la consultation citoyenne, ouverte à tous.

06 — Les bornesCe que nous ne ferons pas

  • Aucune perturbation. Aucune action devant un studio, aucune interruption d'émission, aucune tentative d'entrer dans un lieu où nous ne sommes pas invités.
  • Aucune plainte-spectacle. Les recours existants — Conseil de presse, ombudsman, CRTC, Élections Québec — ne sont pas des instruments de communication et ne seront pas utilisés comme tels.
  • Aucune mise en cause personnelle. Ni d'un journaliste, ni d'un animateur, ni d'un chef de parti.
  • Aucune interprétation d'un refus. Un refus est publié tel quel. Les motifs supposés n'ont pas leur place dans un dossier de preuve.
  • Aucune campagne d'envois coordonnés vers une salle de nouvelles — voir la règle contre les messages identiques.

Ces bornes ne sont pas des précautions de circonstance. Elles sont la seule raison pour laquelle une demande de règles peut être prise au sérieux par celui qui la reçoit.

07 — Le suiviL'état de cette demande

Fait documenté

Accès éditoriaux demandés — état au 12 septembre 2026.
Accès demandé Demandé à Réponse Obtenu
La sixième question de la demande porte sur ces accès. Aucune demande n'a encore été transmise : le tableau s'ouvrira au premier envoi. Aucun envoi

Chaque accès obtenu sera inscrit ici avec sa date et son lien de diffusion. Chaque accès refusé le sera également, dans les mêmes termes — un tableau qui ne consignerait que les succès n'aurait aucune valeur probante.

Le débat n'est pas la seule porte.
Il est seulement la plus visible.